FAQ — Due diligence France & international

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Réglementation , 69 questions

DORA impose-t-il d’éviter les prestataires cloud majeurs ?

Non. Le texte demande d’identifier et de gérer le risque de concentration, la substituabilité et les scénarios de sortie. Une concentration peut être acceptée si elle est connue, gouvernée et accompagnée de mesures proportionnées.

Voir l’article : DORA : la checklist de due diligence d’un prestataire ICT
Une certification ISO suffit-elle pour la due diligence ?

Non. Elle constitue une preuve parmi d’autres. Il faut vérifier l’entité certifiée, le périmètre, la validité et l’adéquation au service, puis examiner les contrôles et risques qui ne sont pas couverts.

Voir l’article : DORA : la checklist de due diligence d’un prestataire ICT
Le registre d’informations doit-il inclure tous les prestataires ICT ?

DORA prévoit la tenue et la mise à jour d’un registre des accords contractuels portant sur l’utilisation de services ICT, avec une distinction pour ceux qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes. Les modèles et champs sont précisés par le règlement d’exécution 2024/2956.

Voir l’article : DORA : la checklist de due diligence d’un prestataire ICT
Quand faut-il refaire la due diligence ?

Lors d’un changement matériel du service, du risque, de la chaîne de sous-traitance ou du prestataire, et selon la périodicité définie par la politique interne. Les alertes financières, juridiques, sanctions ou de contrôle doivent aussi déclencher une revue ciblée.

Voir l’article : DORA : la checklist de due diligence d’un prestataire ICT
NIS 2 oblige-t-elle à auditer tous les fournisseurs de la même façon ?

Non. Les mesures doivent être appropriées et proportionnées. Une classification fondée sur l’impact, l’accès et la substituabilité permet de concentrer la diligence sur les dépendances significatives.

Voir l’article : NIS 2 : évaluer le risque fournisseur dans la chaîne d’approvisionnement

Conformité , 25 questions

Le registre du commerce français donne-t-il l’actionnariat d’une société ?

Non. Le RCS/RNE publie les dirigeants et la forme juridique, mais pas la répartition du capital. L’actionnariat se reconstitue en croisant les comptes annuels déposés (annexe filiales et participations), le registre des bénéficiaires effectifs et, quand il existe, le code LEI de niveau 2.

Voir l’article : Cartographier une structure de groupe : de l’organigramme au bénéficiaire effectif
Quelle est la différence entre une filiale et une participation ?

Une filiale est contrôlée par une société mère, mais le contrôle ne se résume pas toujours à un pourcentage de capital. Une participation désigne une détention ; sa qualification exige d’examiner les droits de vote, les accords et le contrôle de fait.

Voir l’article : Cartographier une structure de groupe : de l’organigramme au bénéficiaire effectif
Comment identifier la société mère ultime d’un groupe international ?

Le niveau 2 du code LEI, lorsqu’il est renseigné, déclare la société mère directe et la société mère ultime. À défaut, on remonte la chaîne via les comptes consolidés et les registres nationaux, en documentant les liens non confirmés.

Voir l’article : Cartographier une structure de groupe : de l’organigramme au bénéficiaire effectif
Une chaîne de holdings est-elle un signal de risque ?

Pas en soi : les holdings sont des structures courantes et légitimes. Le risque tient à l’opacité — mère ultime introuvable, participations circulaires, empilement sans substance économique, ou juridiction non coopérative au sommet de la chaîne.

Voir l’article : Cartographier une structure de groupe : de l’organigramme au bénéficiaire effectif
Pourquoi cartographier la structure plutôt que vérifier la seule contrepartie ?

Parce que le vrai décideur, le vrai bénéficiaire effectif et une part du risque (contagion depuis une société mère ou sœur) se situent souvent plus haut ou à côté dans le groupe — invisibles si l’on regarde la contrepartie isolément.

Voir l’article : Cartographier une structure de groupe : de l’organigramme au bénéficiaire effectif

Sanctions , 12 questions

Une PME française doit-elle respecter les sanctions OFAC ?

Pas automatiquement dans les mêmes conditions qu’une personne américaine. Il faut examiner le programme, la présence d’une personne ou d’un bien soumis à juridiction américaine, le circuit financier et les éventuelles sanctions secondaires. Le criblage OFAC peut aussi être exigé par une banque ou une politique interne sans que cela tranche à lui seul la question de droit applicable.

Voir l’article : Sanctions UE vs OFAC : Ce qu’une PME Française Doit Vérifier
Qu’est-ce que la règle des 50 % de l’OFAC ?

Une entité détenue directement ou indirectement à 50 % ou plus, au total, par une ou plusieurs personnes bloquées est elle-même bloquée selon la règle OFAC, même sans inscription nominative. Analysez donc l’actionnariat ; ne confondez pas cette règle de propriété avec un simple contrôle sans détention suffisante.

Voir l’article : Sanctions UE vs OFAC : Ce qu’une PME Française Doit Vérifier
Quelle est la différence avec la liste de l’UE ?

La base consolidée de l’UE aide à repérer les personnes et entités visées par les règlements européens. La SDN List et les autres listes OFAC relèvent de programmes américains dont le champ doit être analysé séparément. Une personne peut figurer dans un seul référentiel et les effets juridiques peuvent différer : le texte du régime, pas la seule présence dans un moteur de recherche, commande la décision.

Voir l’article : Sanctions UE vs OFAC : Ce qu’une PME Française Doit Vérifier
Où trouver les listes officielles ?

La liste consolidée de l’UE est publiée par les services de l’Union européenne ; la SDN List et les outils de recherche associés sont publiés par l’OFAC sur le site du Trésor américain ; les listes de sanctions de l’ONU sont disponibles sur le site du Conseil de sécurité. En France, la DG Trésor (ministère de l’Économie) publie également un registre national des gels d’avoirs.

Voir l’article : Sanctions UE vs OFAC : Ce qu’une PME Française Doit Vérifier
Quelle est la différence entre l’ANRF et la CNASNU ?

L’ANRF est l' autorité de renseignement financier et de supervision LCB‑FT au Maroc : elle reçoit les déclarations de soupçon et contrôle les assujettis. La CNASNU est la commission qui transpose les sanctions ONU et publie la Liste Locale des désignés. Pour un screening, on consulte la CNASNU ; l’ANRF, elle, ne publie pas de liste exploitable.

Voir l’article : Liste locale CNASNU : contrôler les désignations marocaines

International , 5 questions

Qu’est-ce que le numéro KVK d’une entreprise néerlandaise ?

Le numéro KVK (KVK-nummer) est l’identifiant à huit chiffres attribué par la Kamer van Koophandel lors de l’immatriculation au Handelsregister, le registre du commerce central des Pays-Bas. C’est la clé d’entrée pour retrouver et vérifier la société.

Voir l’article : Vérifier une Entreprise Néerlandaise : KVK, Handelsregister et Registre UBO
Où trouver les comptes annuels d’une société néerlandaise ?

Les comptes annuels (jaarrekening) sont déposés auprès de la KVK. Le niveau de détail publié dépend de la taille de l’entreprise ; les plus petites structures ne publient qu’un bilan abrégé.

Voir l’article : Vérifier une Entreprise Néerlandaise : KVK, Handelsregister et Registre UBO
Peut-on consulter librement le bénéficiaire effectif d’une entreprise néerlandaise ?

Non. Depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’UE de novembre 2022, l’accès public au registre UBO néerlandais est suspendu. La consultation est réservée aux autorités compétentes et aux entités assujetties à la loi anti-blanchiment (Wwft) dans le cadre de leur vigilance.

Voir l’article : Vérifier une Entreprise Néerlandaise : KVK, Handelsregister et Registre UBO
Comment vérifier le numéro de TVA d’une entreprise néerlandaise ?

Le numéro de TVA (btw-nummer) au format NL + 9 chiffres + B + 2 chiffres se valide sur VIES, le service de la Commission européenne. Il faut vérifier qu’il est actif et que la dénomination retournée correspond à celle du Handelsregister.

Voir l’article : Vérifier une Entreprise Néerlandaise : KVK, Handelsregister et Registre UBO
Une holding néerlandaise (BV) au-dessus d’une société française est-elle un signal de risque ?

Pas en soi. Les Pays-Bas sont une place d’implantation classique de holdings. Le risque ne vient pas de la forme mais de l’opacité : si la chaîne de détention ne remonte pas jusqu’à des personnes physiques clairement identifiables, ou si la structure est dépourvue de substance économique, la vigilance doit être renforcée.

Voir l’article : Vérifier une Entreprise Néerlandaise : KVK, Handelsregister et Registre UBO

Outils , 5 questions

Quelle différence entre SIREN et SIRET ?

Le SIREN, à 9 chiffres, identifie l’entreprise en tant que personne morale et ne change jamais. Le SIRET, à 14 chiffres, identifie un établissement précis (siège, boutique, entrepôt) : c’est le SIREN complété de 5 chiffres. Une entreprise n’a qu’un SIREN mais peut avoir plusieurs SIRET.

Voir l’article : Vérifier une entreprise française : SIREN, SIRET, RNE, Infogreffe et Kbis (guide 2026)
Le Kbis est-il obligatoire pour vérifier une entreprise ?

Non, pas pour une première vérification : l’Annuaire des entreprises et le RNE suffisent souvent. Le Kbis reste la preuve officielle de l’existence juridique d’une société commerciale et de sa situation à jour, y compris les procédures collectives ; il est généralement demandé pour un contrat important, un appel d’offres ou une ouverture de compte.

Voir l’article : Vérifier une entreprise française : SIREN, SIRET, RNE, Infogreffe et Kbis (guide 2026)
Le RNE remplace-t-il le RCS et le Kbis ?

Le RNE, tenu par l’INPI depuis 2023, centralise l’immatriculation de toutes les entreprises et a absorbé le Répertoire des Métiers. Il ne supprime pas pour autant le RCS ni le Kbis : les greffes des tribunaux de commerce continuent de tenir le registre du commerce et de délivrer l’extrait Kbis pour les sociétés commerciales.

Voir l’article : Vérifier une entreprise française : SIREN, SIRET, RNE, Infogreffe et Kbis (guide 2026)
Peut-on vérifier une entreprise française gratuitement ?

Oui, en grande partie. L’Annuaire des entreprises, le RNE, l’avis de situation SIRENE et le BODACC sont gratuits. Seule la délivrance d’un extrait Kbis par un tiers, ou certaines données détaillées des agrégateurs privés, peuvent être payantes.

Voir l’article : Vérifier une entreprise française : SIREN, SIRET, RNE, Infogreffe et Kbis (guide 2026)
Comment savoir si une entreprise est en difficulté ?

Consultez le BODACC, qui publie les procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation), et examinez le dépôt ou l’absence de comptes annuels ainsi que les événements récents figurant sur le Kbis. Un faisceau d’indices — comptes non déposés, procédure en cours, dirigeant changé récemment — appelle une vigilance renforcée.

Voir l’article : Vérifier une entreprise française : SIREN, SIRET, RNE, Infogreffe et Kbis (guide 2026)

Développeurs , 5 questions

Une API de risk scoring peut-elle décider seule de bloquer un fournisseur ?

Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé sur des cas nominatifs sensibles. L’API produit un score et des signaux ; la décision de bloquer, suspendre ou libérer un tiers doit rester encadrée par une revue humaine, surtout au-delà d’un seuil de risque. RiskSonnar formule une recommandation, pas un verdict juridique définitif sur une entité donnée.

Voir l’article : API de Risk Scoring : intégrer la due diligence dans votre ERP/CRM (guide développeurs)
Comment éviter de consommer du quota inutilement lors des retries ?

Si l’API documente une clé d’idempotence, utilisez-la selon sa portée et sa durée de rétention. Sinon, dédupliquez dans votre SI et réutilisez l’identifiant de job connu. Limitez les retries, respectez Retry-After et ne rejouez une requête non idempotente que lorsque le contrat le permet.

Voir l’article : API de Risk Scoring : intégrer la due diligence dans votre ERP/CRM (guide développeurs)
Faut-il appeler l’API en synchrone ou en asynchrone ?

Les deux, selon le besoin. Un lookup léger (résolution d’un SIREN à la saisie) gagne à être synchrone pour ne pas ralentir l’utilisateur. Une analyse approfondie multi-sources se traite en asynchrone (job + polling) pour ne pas bloquer l’interface pendant l’agrégation.

Voir l’article : API de Risk Scoring : intégrer la due diligence dans votre ERP/CRM (guide développeurs)
Quelles données faut-il journaliser pour rester conforme ?

Au minimum : l’identité du déclencheur, le tiers concerné, l’horodatage, la finalité et le résultat rendu. Ces journaux servent la traçabilité RGPD et la preuve de diligence. Sécurisez-les comme des données sensibles et définissez une durée de conservation alignée sur vos obligations documentaires.

Voir l’article : API de Risk Scoring : intégrer la due diligence dans votre ERP/CRM (guide développeurs)
Les webhooks sont-ils disponibles dans cette version ?

Non. Les webhooks ne sont pas encore disponibles dans cette version. Utilisez le contrat OpenAPI publié pour connaître les capacités disponibles.

Voir l’article : API de Risk Scoring : intégrer la due diligence dans votre ERP/CRM (guide développeurs)

Fraude , 4 questions

La VoP bloque-t-elle automatiquement un virement en cas d’écart ?

Pas nécessairement. L’interface avertit le payeur avant l’autorisation et celui-ci peut, selon le cas et les règles de son établissement, décider de poursuivre. Une entreprise peut adopter une règle interne plus stricte et suspendre tout paiement non concordant.

Voir l’article : Vérification du bénéficiaire (VoP) : sécuriser les virements fournisseurs
Une concordance proche signifie-t-elle qu’il s’agit du bon fournisseur ?

Non. Elle indique seulement une proximité entre les données. Une forme juridique abrégée peut l’expliquer, mais aussi une erreur de bénéficiaire. Comparez au nom légal et vérifiez le changement par un canal déjà connu.

Voir l’article : Vérification du bénéficiaire (VoP) : sécuriser les virements fournisseurs
La VoP vérifie-t-elle le SIREN ou le numéro de TVA ?

Le cadre européen prévoit l’usage possible d’identifiants non ambigus pour une personne morale lorsque le dispositif les prend en charge. Il faut vérifier les données réellement demandées et comparées par votre banque ; ne présumez pas qu’un SIREN a été contrôlé.

Voir l’article : Vérification du bénéficiaire (VoP) : sécuriser les virements fournisseurs
Faut-il encore faire un contre-appel après une concordance ?

Oui lors d’un changement d’IBAN ou d’une situation inhabituelle. La concordance relie un nom à un compte ; elle n’authentifie ni le courriel reçu ni la demande de modification.

Voir l’article : Vérification du bénéficiaire (VoP) : sécuriser les virements fournisseurs

Maroc , 3 questions

L’ANRF publie-t-elle une liste de sanctions à screener au Maroc ?

Non. L’ANRF (ex-UTRF) est la cellule de renseignement financier et le pilier de la coordination LCB‑FT du Royaume : elle reçoit et analyse les déclarations de soupçon, mais n’édite aucune liste nominative de gel d’avoirs. Chercher « la liste ANRF » revient à chercher un document qui n’existe pas ; la référence pour un screening de gel côté Maroc, c’est la CNASNU.

Voir l’article : Sanctions et gel d’avoirs au Maroc : rôle de l’ANRF et listes CNASNU (2026)
Qui applique les mesures de gel d’avoirs au Maroc ?

C’est la CNASNU, la Commission Nationale chargée de l’application des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, qui traduit en droit interne les gels décidés par le CSNU et rend ces désignations opposables au Maroc, complétées d’une liste locale de portée limitée. Bank Al-Maghrib supervise l’application effective du filtrage par les banques mais n’édite pas non plus de liste de gel.

Voir l’article : Sanctions et gel d’avoirs au Maroc : rôle de l’ANRF et listes CNASNU (2026)
Comment conduire un screening correct pour une contrepartie marocaine ?

Identifiez d’abord l’entité et ses personnes clés (dénomination exacte, RC, ICE, dirigeants et surtout bénéficiaires effectifs), car un gel vise des personnes. Filtrez ensuite contre les désignations du CSNU appliquées via la CNASNU et la liste locale, en y ajoutant les régimes OFAC et UE si l’exposition le justifie. Gérez la translittération des noms en caractères arabes, traitez chaque correspondance avec discernement, et screenez en continu. RiskSonnar, spécialiste du corridor d’affaires France-Maroc, agrège les sources officielles pertinentes pour vous aider à structurer cette vigilance et

Voir l’article : Sanctions et gel d’avoirs au Maroc : rôle de l’ANRF et listes CNASNU (2026)

Voyez un dossier de vigilance sur un cabinet fictif.